La Présence


Je suis décidément peu présente sur ce blog en ce moment, la faute à quoi ?
Je ne peux y répondre vraiment.
Ce n’est pas le manque de temps, mais peut être plus un manque d’envie ou d’inspiration. 
Et pourtant j’ai pleins d’idées, mais il y a des périodes où je pense qu’il est normal de se retirer un peu. Du coup je me suis dit, pourquoi pas écrire un article sur la Présence !
Il y a eu un « tilt » et je me suis dit banco, le thème est enfin trouvé.

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Un peu de lecture

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Pour une fois ce n’est pas d’un photographe dont je souhaite vous parler mais de l’un des plus grands connaisseurs actuels des galaxies, un astrophysicien passionné mais surtout bouddhiste, qui nous explique que la science n’est pas incompatible avec le bouddhisme. J’ai lu l’interview de Trinh Xuan Thuan cet après-midi dans un vieux numéro du magasine Psychologies et j’ai tellement aimé ses réponses que j’ai décidé de vous en noter des extraits. J’espère que ça plaira à certains curieux. Sinon je pars une semaine en vacances dans le sud-ouest mercredi et je reviens très vite avec des photos ! Bises

Psychologies : Dans votre dernier ouvrage, Le Cosmos et le Lotus, vous citez Einstein, qui disait déjà que s’il y avait une religion en accord avec la science moderne c’était le bouddhisme …

Trinh Xuan Thuan : Oui (…) je prends un exemple, en science, on sait que la lumière peut être à la fois particule et onde. Mais comment être une chose et une autre en même temps ? Cela paraît impossible pour la pensée occidentale, alors que la pensée bouddhiste le conçoit sans difficulté : puisqu’il n’y a pas d’existence en soi, figée, je peux être une chose et son contraire.

P : Tout bouge, tout change, c’est cela ?

T. X. T : Oui c’est l’impermanence, concept de base dans le bouddhisme mais que l’on peine à envisager ailleurs, notamment dans la science occidentale. Ainsi celle-ci a longtemps pensé que le ciel était fixe, suivant ce qu’on appelle l’immuabilité aristotélicienne : étant du domaine des dieux et les dieux étant parfaits, le ciel doit l’être aussi. Or comment changer ce qui est parfait ? Le ciel, donc, doit être statique, éternel. Il aura fallu attendre Copernic, en 1543, pour admettre son impermanence. De même vous pensez sans doute qu’en ce moment nous sommes assis ici sans bouger ? Grâce à la science, je peux vous affirmer qu’en même temps que je vous parle, la Terre nous entraîne à une vitesse de 30 km/s autour du soleil, qui tourne lui même autour du centre de la Voie lactée, qui tourne elle même à 90 km/s.

P : Donc de votre point de vue de scientifique, le karma existe ?

T.X.T : C’est mon avis de bouddhiste plus que de scientifique, car cela ne relève pas de mon champs d’étude. Mais il est certain que lorsque j’entends des neurobiologistes affirmer que si l’esprit meurt, la matière meurt aussi, je n’y croit pas. Ou plutôt, je parie que non. L’amour que vous ressentez pour votre enfant ne serait que l’effet de courants chimiques ou électriques ? Le sentiment de beauté ne serait qu’une affaire d’électrons ? Moi je parie que l’esprit est différent de la matière et que, lorsque votre corps meurt, votre esprit s’échappe, et si vous êtes toujours pris dans le cycle des renaissances, se réincarne. Le but étant de sortir de ce cycle et de ne plus renaître. Cela me semble d’autant plus probable que, depuis le Bouddha, personne n’a pu, en une vie, atteindre l’éveil.

Je vous laisse avec un extrait de La page blanche de Pénélope Bagieu et Boulet, que j’ai vraiment adoré, c’est très drôle et attachant et je kiffe ses dessins !

Sources : Psychologies magasine de novembre 2011 et photo tirée de La page blanche de Boulet et Pénélope Bagieu.

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Murmurer à l’oreille des chevaux

 

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Je m’intéresse de plus en plus à la psychologie, car cela peut aussi être mis en relation avec la philosophie bouddhiste. Je crois que nous avons tous besoin d’aide à un moment ou un autre de notre vie, de clarifier certaines choses, de rencontrer nos peurs et de savoir qui l’on est vraiment, c’est à dire notre mode de fonctionnement.

Quand on parle d’inconscient, on parle aussi d’instinct.
J’ai envie d’aborder le thème des relations que l’on peut avoir avec nos amis les animaux.
Il est bien connu que le ronron d’un chat nous apaise et la présence d’un chien nous rassure.
Cela agit sur des zones inconscientes, instinctives, desquelles notre vie moderne, énormément basée sur le côté intellectuel des choses, nous éloigne.
Les animaux parlent un langage très simple et lisent à travers nos émotions.

C’est d’ailleurs pour cette raison que le film de Robert Redford, » l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » m’a tant plu. Comment une jeune fille, brisée par une chute de cheval, arrive à s’en sortir et découvre ses peurs, grâce à son cheval, terrorisé lui aussi. Le film montre à quel point nous pouvons nous entêter dans la souffrance ou le refus de dépasser certaines craintes et à quel point notre relation avec un cheval ou un animal en général, peut nous transformer car nous ne pouvons pas tricher avec lui.

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Wake up again

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crédit photo : Cachemire et Soie

Comme vous le savez maintenant, ce n’est plus un secret, je suis bouddhiste. J’ai tenté d’expliquer en 2 phrases ce qu’était le bouddhisme, mais en fait ça m’a paru extrêmement difficile, et au lieu de rendre les choses simples, je les ai plutôt rendu compliquées ! Donc je vais le faire par paliers, en fonction de mes connaissances et j’espère que vous serez sensibles à ces billets car loin de moi l’idée de vous barber !

Je suis tombée sur un petit film réalisé par Haleigh du blog Making Magique. Comme vous allez le voir, ce film est très court, mais il est magique, poétique, doux, et si profond en même temps que je me suis dit voilà une bonne introduction au bouddhisme. Le bouddhisme peut être plus considéré comme une science de l’esprit plutôt que comme une religion car tout le monde peut pratiquer les enseignements du Bouddha même sans le savoir.

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Il provient de vérités énoncées par le Bouddha, qui a perçu, grâce à la méditation, la véritable nature des phénomènes. Et l’une des bases fondamentales du bouddhisme est la nature impermanente de toute chose, c’est à dire le fait que toutes les choses sont vouées au changement, à la transformation ou à la disparition. C’est justement de cela dont nous parle le philosophe zen Alan Watts ( dont on entend la voix dans le film ) : selon lui, la contemplation et l’acceptation de la mort peuvent enrichir la vie. Dans ce film, Haleigh prend aussi comme exemple les fleurs de cerisiers que l’on contemple avec un plaisir fou chaque printemps, un plaisir d’autant plus grand qu’il est éphémère. De même, la réflexion et la contemplation sur la nature impermanente des choses n’est pas quelque chose de pessimiste, au contraire cela nous permet de nous ouvrir encore plus à la beauté des choses et des êtres qui nous entourent et d’enrichir considérablement notre vie. Pour avoir conscience de cela quotidiennement certains grands maîtres utilisent une technique très simple : chaque soir ils mettent leur bol à l’envers et quand ils le relèvent le matin, ils se disent encore une nouvelle journée où je suis vivant, quelle chance j’ai ! Dans le même esprit, je vous conseille le magnifique film coréen Printemps, été, automne,  hiver ..et printemps qui nous montre bien cette idée d’impermanence à travers le cycle des saisons et les changements dans la nature, et en parallèle à travers toute l’évolution et le changement de vie des personnages. C’est aussi un film très poétique qui pousse à la réflexion.

Et vous qu’en pensez vous ?

Le film a été réalisé par Haleigh

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