J’aime lire


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Petit clin d’oeil aux j’aime lire que je dévorais plus jeune … (avec les Belles histoires).
Décidément ne plus écrire ici me coûte plus que ce je ne pensais, c’est ma petite fenêtre virtuelle et l’enlever, c’est réduire mon espace. Et puis je n’aime pas vous laisser trop longtemps. Alors, même si c’est moins régulier qu’avant, je vais continuer un peu ! Je ne vous raconte pas les péripéties que nous avons eues hier soir, mais ce que je peux vous dire c’est que la vie réserve bien des surprises, des situations cocasses, des moments où même sans voyager, on vit de grandes aventures !

Ce soir, je vais rester dans le mystère et l’énigme, puisque j’ai choisi de vous parler de l’excellente BD de Fred Bernard, La patience du tigre, une aventure de Jeanne Picquigny. Difficile de résumer l’histoire en quelques lignes, surtout que ce ne n’est pas mon point fort, mais je vais vous dire ce que j’ai aimé dans ce livre : Les dessins, en noir et blanc. J’aime beaucoup comment les personnages sont dessinés, leurs expressions, et Fred Bernard a le soucis du détail, que ce soit pour les paysages, les décor, je pourrai rester des heures sur une image à regarder les détails. Je dois même avouer qu’avec cette BD, j’ai fait durer le plaisir, j’essayais ne pas trop en lire d’un coup.

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Un peu de lecture

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Pour une fois ce n’est pas d’un photographe dont je souhaite vous parler mais de l’un des plus grands connaisseurs actuels des galaxies, un astrophysicien passionné mais surtout bouddhiste, qui nous explique que la science n’est pas incompatible avec le bouddhisme. J’ai lu l’interview de Trinh Xuan Thuan cet après-midi dans un vieux numéro du magasine Psychologies et j’ai tellement aimé ses réponses que j’ai décidé de vous en noter des extraits. J’espère que ça plaira à certains curieux. Sinon je pars une semaine en vacances dans le sud-ouest mercredi et je reviens très vite avec des photos ! Bises

Psychologies : Dans votre dernier ouvrage, Le Cosmos et le Lotus, vous citez Einstein, qui disait déjà que s’il y avait une religion en accord avec la science moderne c’était le bouddhisme …

Trinh Xuan Thuan : Oui (…) je prends un exemple, en science, on sait que la lumière peut être à la fois particule et onde. Mais comment être une chose et une autre en même temps ? Cela paraît impossible pour la pensée occidentale, alors que la pensée bouddhiste le conçoit sans difficulté : puisqu’il n’y a pas d’existence en soi, figée, je peux être une chose et son contraire.

P : Tout bouge, tout change, c’est cela ?

T. X. T : Oui c’est l’impermanence, concept de base dans le bouddhisme mais que l’on peine à envisager ailleurs, notamment dans la science occidentale. Ainsi celle-ci a longtemps pensé que le ciel était fixe, suivant ce qu’on appelle l’immuabilité aristotélicienne : étant du domaine des dieux et les dieux étant parfaits, le ciel doit l’être aussi. Or comment changer ce qui est parfait ? Le ciel, donc, doit être statique, éternel. Il aura fallu attendre Copernic, en 1543, pour admettre son impermanence. De même vous pensez sans doute qu’en ce moment nous sommes assis ici sans bouger ? Grâce à la science, je peux vous affirmer qu’en même temps que je vous parle, la Terre nous entraîne à une vitesse de 30 km/s autour du soleil, qui tourne lui même autour du centre de la Voie lactée, qui tourne elle même à 90 km/s.

P : Donc de votre point de vue de scientifique, le karma existe ?

T.X.T : C’est mon avis de bouddhiste plus que de scientifique, car cela ne relève pas de mon champs d’étude. Mais il est certain que lorsque j’entends des neurobiologistes affirmer que si l’esprit meurt, la matière meurt aussi, je n’y croit pas. Ou plutôt, je parie que non. L’amour que vous ressentez pour votre enfant ne serait que l’effet de courants chimiques ou électriques ? Le sentiment de beauté ne serait qu’une affaire d’électrons ? Moi je parie que l’esprit est différent de la matière et que, lorsque votre corps meurt, votre esprit s’échappe, et si vous êtes toujours pris dans le cycle des renaissances, se réincarne. Le but étant de sortir de ce cycle et de ne plus renaître. Cela me semble d’autant plus probable que, depuis le Bouddha, personne n’a pu, en une vie, atteindre l’éveil.

Je vous laisse avec un extrait de La page blanche de Pénélope Bagieu et Boulet, que j’ai vraiment adoré, c’est très drôle et attachant et je kiffe ses dessins !

Sources : Psychologies magasine de novembre 2011 et photo tirée de La page blanche de Boulet et Pénélope Bagieu.

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